Le goût du thé, celui du vent, Eve Borelli

En chroniquant hier l’épisode 1 de la série « Toi, Moi, Maintenant ou Jamais » d’Emilie Blaine, j’ai repensé à Eve Borelli, qui est aussi une auteure HQN  (je vous ai déjà parlé de « La petite brune dans la prairie« ) mais pas seulement car elle a aussi publié chez Nisha édition deux épisodes de la série « Le goût du thé, celui du vent ». Et de quoi me suis-je rendue compte ??? Que je n’avais chroniqué ni l’un ni l’autre, alors que je les ai adorés (oui, oui, encore…).

Petite présentation :

Saison 1 :

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Élinor est une curieuse jeune femme passionnée par le thé. Elle parcourt le monde pour le faire découvrir sur sa chaîne Youtube, revenant à Gruissan uniquement pour s’occuper de sa petite boutique ; adorable lieu de rencontre, son rêve d’enfant.

Une vie calme et douce, soudainement envahie par le trouble, lorsqu’en plein orage, Élinor rencontre le bel Amaury, kitesurfeur et chasseur de tempêtes aux quatre coins du monde. La romantique saura-t-elle convaincre l’homme blessé de remplir sa vie d’amour plutôt que de bourrasques ?

Une comédie touchante, tendre et drôle, pour les soirs de mauvais temps ou les journées ensoleillées. À savourer, quelle que soit la météo.

Saison 2 :

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Elinor et Amaury filent le parfait amour. Mais lorsque l’ex un peu collante du beau kitesurfeur refait surface, la confiance d’Elinor sera-t-elle assez solide ? Et si ses plus proches soutiens lui font défaut, elle devra se libérer seule de ses vieux démons pour ne pas laisser la peur prendre le dessus. Se livrer… ou risquer de tout perdre.

Si vous aimez les histoires d’amour bien écrites, originales (ce n’est pas la petite fille pauvre qui tombe amoureuse de l’homme riche), si vous aimez vous attacher aux personnages, et plonger totalement dans l’univers décrit par l’auteur, ces deux livres sont faits pour vous !

Retrouvez-les sur le site des éditions Nisha

Emily Blaine, Toi, Moi, Maintenant ou Jamais, épisode 1

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Présentation de l’éditeur :

Comme si sa vie n’était pas assez chaotique ! Entre les cours, l’examen du barreau qui approche dangereusement et sa relation avec Kyle qui bat de l’aile, Charlotte n’avait vraiment pas besoin d’une complication supplémentaire. Mais l’enveloppe est arrivée. Une enveloppe au papier crème épais, tamponnée d’un blason sophistiqué et reconnaissable entre mille. A l’intérieur ? Une invitation pour une soirée de retrouvailles entre lycéens diplômés de la promo 2005. Alors, les souvenirs ont afflué, la douleur s’est réveillée et son cœur, ce pauvre organe qu’elle croyait guéri, s’est gonflé d’un espoir coupable. Jérémiah… Son amour de jeunesse, un amour aussi intense et passionné qu’éphémère. Dix ans plus tard, osera-t-elle prendre le risque de le revoir ?

Mon avis :

Vous connaissez suffisamment mon blog (pour celles et ceux qui passent régulièrement) pour savoir que j’aime la chick lit et la romance. Et pourtant, je ne m’étais encore jamais laissée tenter par Emily Blaine, une auteure Harlequin (HQN plus précisément) dont on parle énormément.

Je ne vais pas vous faire attendre : je déteste Emily Blaine. Elle fait partie de ces auteurs qui tentent de nous rendre accros à leur série, pour mieux dévorer les saisons suivantes, et elle réussit l’exercice avec brio.

Dans ce premier épisode, le décor est planté : Jérémiah et Théo sont deux frères issus d’une famille riche. Ils préparent un grand rassemblement pour les lycéens diplômés de la promo 2005. L’ambition de Jérémiah est clairement indiquée : reconquérir Charlotte.

Charlotte est une étudiante brillante, qui prépare l’examen du barreau pour devenir avocate. Elle est en couple avec Kyle, mais leur relation n’est pas au beau fixe.Quand elle reçoit, avec ses amies, l’invitation pour la soirée organisée dans la demeure de Jérémiah, des souvenirs remontent, plus ou moins douloureux. Va-t-elle accepter de si rendre ?

Un premier épisode bien écrit, intéressant, qui met l’eau à la bouche et augure de beaux rebondissements pour la suite !

Et bonne nouvelle ! Vous pouvez le lire gratuitement, ici !

PS : Je précise que c’était ironique quand j’ai écrit « je déteste Emily Blaine » ?

[Les tout-petits] « La maison de poupée » et « Mes premiers mots d’anglais »

Si vous me suivez, vous savez que je chronique maintenant des livres du plus petit âge, au plus grand ! Après tout, il n’y a pas d’âge pour feuilleter un livre, ou apprendre en s’amusant !

Aujourd’hui je vous présente deux cahiers destinés aux enfants dès l’âge de trois ans. Je les aime beaucoup car ils aident tous les deux à apprendre d’une façon ludique. Ils sont colorés, bien dessinés, très attrayants.

Mes premiers mots d’anglais, collection « je colorie ».

Mes premiers mots d'anglais

Les études sont formelles : les enfants de trois ans ont déjà des facultés pour apprendre d’autres langues, tout en opérant bien une distinction entre la langue maternelle et cette seconde langue (en gros, ils ne devraient pas s’amuser à parler « franglais » ou « franpagnol » !

Cet album propose de colorier des objets, mais aussi de poser des autocollants avec les dessins ou les noms. A côté de chaque mot anglais se trouve l’image, une bonne façon d’aider les enfants à retenir les mots ! En haut de chaque page, les mots sont écrits en pointillé : il suffit de repasser sur les lettres pour s’entrainer à l’écriture.

Selon les pages, vous trouverez différents univers, bien connus des petits : la chambre, le salon, le parc, la ferme… et des objets (nourriture, boisson, moyens de transport). Le livre propose même de s’initier aux chiffres et aux couleurs !

Retrouve-le avec d’autres photos sur le site de la maison d‘édition Usborne.

La maison de poupée, autocollants

La maison de poupée

Deuxième album, celui de la maison de poupée !

A chaque page, l’enfant trouvera une partie de la maison (salon, cuisine, jardin, salle à manger, entrée, salle de jeux…).  En haut,on indique à l’enfant ce qu’il faut faire :

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Il ne reste à votre bambin qu’à trouver les autocollants correspondant aux mots !

Retrouvez le livre sur le site d’Usborne !

 

Ah les crocrocro, les crocrocro, les crocodileuh …

…  sur le bord du Nil, ils sont partis n’en parlons plus ! (Oui, oui, je plaide coupable : je suis une maman. Et non, je ne m’excuserai pas si vous avez cette chanson en tête tout la journée !).

Je joue peu au concours en général. Pourtant,  quand j’ai vu sur facebook qu’un livre à propos du harcèlement scolaire était en jeu sur la page des auteurs Audrey et Natacha Ajasse, je n’ai pas hésité. Et j’ai eu raison, car j’ai gagné !

A vrai dire, je n’ai pas gagné un livre, mais une croc-box, soit le livre mais avec un tas d’autres petits cadeaux. Je vous les présente :

 

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– Le livre, évidemment ! Et un sac aux couleurs du livre.

– Des baguettes et un petit livre sur les sushis

– Une carte avec une jolie citation « Les erreurs sont les portes de la découverte », un marque-page.

– Un porte-clef crocodile !

– Du thé

– Des bonbons, dont un paquet de « crocodiles », si, si, à droite sur la photo. A l’origine il était centré, mais une petite main a tenté de chiper le paquet pendant que je prenais la photo.

Tout a un rapport avec le livre… Si, pour certains j’ai compris, pour d’autres, je trouverais certainement la réponse en le lisant ! Et vous, si vous voulez le retrouver, c’est là !

Et, pour les plus curieux, la quatrième de couverture :

C’est l’été, la classe de Première L du lycée Jean Cocteau de Kenmare, petite ville bretonne, part en voyage scolaire à La Rochelle.

En apparence, c’est le paradis : trois semaines dans une auberge de jeunesse, ensemble, loin des parents. Pourtant, une ombre plane sur le séjour : Marie-Odile, le bouc émissaire de la classe, est aussi de la partie.
Et un événement inattendu risque bien de faire voler en éclats le fragile équilibre…

Un roman à plusieurs voix où chaque personnage donne sa version de l’histoire au fil du récit.

 

 

[Jeunesse/YA] Supernova, Emma Daumas

Supernova par Daumas

Présentation de l’éditeur :

C’est l’histoire d’Annabelle, seize ans, une jolie petite chanteuse de province et de son avatar, Bella, créature née de sa participation à « Starcatcher », télé-crochet en vogue servant de fusée médiatique aux adolescents en quête de poussière d’étoiles.

Pas de suspense factice dans ce récit où l’extinction violente d’une gloire est programmée à sa naissance. Il est question ici de l’initiation d’une jeune fille à la vie des grands, sous sa forme la plus cynique et exaltante qui soit. Une formation accélérée qui entraîne inexorablement la mort des illusions.

Dans un monde de spectacle et d’exhibition, où l’on confond amour et séduction, narcissisme et respect de soi, comment Annabelle réussira-t-elle à retrouver le chemin vers la vraie lumière, sa lumière intérieure ?

Mon avis :

Emma Daumas, ça vous dit peut-être quelque chose. Si vous étiez fan des émissions de télé-réalité, vous avez peut-être même regardé avec assiduité l’émission phare de l’époque, « Star Académie ». Les coulisses de ce type d’émission, la pression à laquelle les candidats sont soumis, la célébrité qui arrive et bouleverse le quotidien à la fois du candidat, mais aussi la famille. Les soirées qui s’enchaînent, les rencontres, la tentation de la drogue. Et puis, le vent tourne. Le succès est éphémère, le candidat anciennement adulé retourne peu à peu dans l’anonymat.

C’est tout ce qui arrive à Bella, le narratrice de Supernova. L’histoire est intéressante et nous permet de découvrir la quotidien d’un candidat de ce type d’émission, loin des clichés habituels « tout est beau, tout le monde est gentil, tout le monde m’aime ».  La fin est violente et saisissante. Néanmoins, j’ai parfois trouvé le développement un peu long, j’ai lu certains paragraphes entre les lignes, mais j’avais vraiment envie d’aller jusqu’au bout.

En conclusion, un livre intéressant sur le monde de la télé-réalité, qui devrait plaire aux adolescents. Supernova est paru aux éditions Scrineo.

 

 

Et pour toujours ce sera l’été, Valentin Spitz

Et pour toujours ce sera l'été par Spitz

Présentation :

Au cœur de l’été, Lucas, 17 ans, arrive à Saint-Tropez dans la maison louée par Marc, son père, un acteur célèbre. Le jeune homme n’a de cesse d’attirer l’attention de ce père absent et froid.

Livré à lui-même, Lucas se perd dans les nuits tropéziennes, jusqu’à l’arrivée de Marie-Baptiste, sa belle-mère qui gère la carrière de Marc et tente d’occuper la place laissée vacante par sa mère, mystérieusement disparue après sa naissance.

Cet été là, le jeune homme va revisiter son histoire familiale et plonger au cœur de ses failles les plus profondes.

Mon avis :

Voici une lecture bien étrange. J’ai terminé ce livre il y a quelques jours déjà, et je suis incapable de dire s’il m’a plu ou non. Ce qui est sûr par contre, c’est que j’ai voulu le lire jusqu’à la fin, une fin qui apparaît rapidement car le livre est assez court.

Parfois, j’aime sélectionner mes lectures en ne me fiant qu’au titre ou à la couverture, c’est ce que j’ai fait ici. A la lecture de ce titre Et pour toujours ce sera l’été,  je pensais lire une lecture un peu feel-good ou une romance contemporaine. Rien de tout ça. Au programme : du sexe, de la violence, de la drogue, de la souffrance.

J’ai eu du mal à entrer dans le livre, n’en comprenant pas les aboutissants, étant assez perdue par cette succession de chapitres brefs entre lesquels je cherchais parfois un lien. On passe du présent au passé et inversement, on découvre différents narrateurs et d’autres points de vue sur les faits qui nous sont énoncés. On se perd en cherchant où se trouve la vérité,  on veut démêler le vrai du faux. Mais, c’est aussi ça qui m’a intriguée. Ce besoin de comprendre ce qui se passe, cette écriture parfois acerbe et crue, d’autres fois plus lisses à laquelle on s’habitue, ce rythme saccadé qui nous tient en haleine.

Un livre au style vraiment intéressant.

Quant à moi, il me faudra attendre de découvrir un second livre de l’auteur pour me faire un avis plus précis.

Et pour toujours ce sera l’été a été publié en juin 2016 aux éditions Lattès.

[Jeunesse] Que du bonheur, Rachel Corenblit

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Présentation :

Depuis son entrée en seconde, Angela vit un déluge de malheurs ! Réputation foutue au lycée, divorce des parents, mort du chat, ultra-trahison de sa meilleure copine, vacances en Ariège chez son papi etc.  En une série de scènes hilarantes, Rachel Corenblit nous raconte le quotidien de cette gentille boulotte qui ne mérite vraiment pas son sort. Mais le plus grand des romans ne s’appelle-t-il pas Les Misérables ?

Mon avis :

Angela, narratrice de presque 15 ans, nous prévient dès la première page : « Ma vie est comme une bouse de vache qui sèche en plein soleil : plate, puante et inutile ».  Vous remarquerez tout de suite, Angela a le sens de la comparaison et un langage franc. Elle va nous raconter tout au long du livre la succession de mésaventures qui lui arrivent en une année. Entre la mort de son chat, les vacances en Ariège ( « L‘Ariège, c’est un peu comme si le bout du monde avait encore un bout. Le bout du bout du monde » ) à Monicou ( « Qui ne connait pas Manicou ? Six habitants, trente biquettes, cent vingt mouches et mon grand-père en prime » ) ou encore la meilleure amie qui lui pique le garçon de ses rêves, on n’a pas vraiment envie de l’envier.

Ce roman est une sorte de journal intime d’une adolescente qui n’a pas grand chose pour elle, si ce n’est une bonne dose de poisse. L’autodérision est utilisée à merveille par Angela, tout comme l’ironie. L’écriture est rythmée, l’ensemble très agréable à lire. Car si la jeune adolescente se plaint de l’accumulation de catastrophes ( qui ne le ferait pas ? ) elle reste drôle, touchante et en aucun cas malveillante. La fin laisse aussi présager une prochaine année plus prometteuse !

Que du bonheur est paru en mai 2016 aux éditions du Rouergue, collection Doado !

Retrouvez les avis de Jérôme et Noukette !