Ruralivres 2019 à Fruges : les grignoteurs !

Je vous ai déjà parlé de Ruralivres (2018, 2017, 2016). Cette année j’ai la chance d’y participer avec toujours ma super prof doc, mais aussi avec une classe de 6ème (pour les grignoteurs) et une classe de 4ème (pour les dévoreurs), dont je vous parlerai dans un autre article.

Du côté des grignoteurs, je ne peux m’empêcher de commencer par ce roman :

Phobie, Fanny Vandermeersch

Phobie

Si vous venez régulièrement sur le blog – ou si vous me connaissez – vous avez déjà vu cette petite frimousse quelque part… puisqu’il s’agit de mon premier roman ! Quelle joie et quelle surprise de le trouver dans la sélection !

La présentation :

Sophia est une élève brillante mais, lorsqu’elle fait sa rentrée au collège, tout change. Elle est angoissée, ses amis la laissent de côté et ses notes baissent, au point qu’elle n’arrive plus à passer la grille de l’école. Elle souffre de phobie scolaire.

Lise et les hirondelles, Sophie Adriansen

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Sophie Adriansen a écrit notamment « Max et les poissons » que vous connaissez certainement. C’est une autrice très talentueuse et sympathique que je suis ravie de trouver dans la sélection.

Présentation :

Paris, 1942. La passion pour les hirondelles de Lise, 13 ans et juive, ne lui fait pas oublier la rigueur de l’Occupation. Le 16 juillet, toute sa famille est arrêtée et elle parvient de justesse à sauver ses deux petits frères de la rafle du Vel’ d’Hiv’. Sans nouvelles de leurs parents, ils doivent se cacher pour échapper au danger, entre moments d’angoisse, de doute et d’espoir.

Offense dans la cité, Gwladys Constant

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Présentation : Dans son quartier, Morgan et ses amis se font respecter par tout le monde, ou presque. Amédée le vieillard ne craint rien ni personne. Momo n’a plus qu’une idée en tête : lui faire peur.

De cette auteure j’avais adoré  Passionnément … à ma folie, je vais découvrir celui-ci sous peu.

Bye bye Bollywood, Hélène Couturier

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Nina, 15 ans, entretient des rapports houleux avec sa mère. Un soir, en rentrant du travail, celle-ci lui annonce qu’elle l’emmène avec sa petite sœur Garance en vacances en Inde. Nina a du mal à contenir sa joie jusqu’au moment où elle réalise que le séjour se passera dans un ashram, entre yoga et méditation, et surtout sans Internet ni portable.

Les Aériens, Marie-Catherine Daniel


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Alexandre entre en 5e. Ses amis l’ont laissé tombé car son frère, Romain, est responsable de la mort d’un lycéen dans un accident de moto. Une nouvelle élève, Sarah, lui propose son aide. Chez elle, ils font la connaissance d’un Aérien, une étrange créature qui ressemble à un nuage de particules. Il les prévient que la bande d’un autre Aérien arrive pour détruire la ville.

Des livres et moi, Matt7ieu Radenac


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J’avais adoré ce livre (chronique à lire ici)

Alex décide de contacter par courrier électronique le célèbre écrivain Filippe Cavreini, pour tenter de remonter dans l’estime de son professeur de français. Après six messages laissés sans réponse, Filippe, interloqué par la ténacité du jeune élève, décide à son tour de se mettre au clavier afin d’entamer une correspondance.

 

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La vie est belle et drôle à la fois, Clarisse Sabard

 

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« Il me reste quelques rêves à réaliser et le moment est venu de m’y atteler. Je vous aime très fort. À très bientôt ! Maman. »

Léna n’en revient pas. Comment sa mère, qui l’a convoquée pour passer Noël dans la maison de son enfance, a-t-elle pu disparaître en ne lui laissant que ce message sibyllin ? La voilà donc coincée dans le petit village de Vallenot au cœur des Alpes de Haute-Provence et condamnée à passer la fête qu’elle hait plus que tout, entourée de sa famille pour le moins… haute en couleur ! Mais les fêtes de famille ont le don de faire rejaillir les secrets enfouis. Les douloureux, ceux qu’on voudrait oublier, mais aussi ceux qui permettent d’avancer…

« LAISSEZ-VOUS HAPPER PAR LA MERVEILLEUSE PLUME DE CLARISSE SABARD ET ENSORCELER PAR DES PERSONNAGES DES PLUS ATTACHANTS. » Manon, du blog Vibration Littéraire

Mon avis :

Recevoir un livre de Clarisse Sabard, c’est un peu comme un cadeau de Noël : on saute de joie, on trépigne d’impatience avant de pouvoir le commencer et une fois qu’on l’a ouvert, on ne le quitte plus. Avec La vie est belle et drôle à la fois, le charme a encore opéré.

Notre reine des secrets de famille innove une nouvelle fois dans ce domaine. Léna doit s’armer de courage pour rejoindre la maison familiale pour les fêtes de fin d’année. Elle déteste ces moments qu’elle lie à des instants douloureux de sa vie. Une fois sur place avec son frère (en froid avec sa femme) et sa fille, la surprise est grande quand ils réalisent que leur mère n’est pas là : elle est partie dans un endroit qui ne leur est pas précisé, pour une durée indéterminée : pourquoi ?

Avec un peu de mauvaise volonté, Léna finit par se mettre à la préparation de Noël, en commençant notamment par l’achat d’un sapin de Noël, qui lui fera retrouver un ami perdu de vue depuis des années… mais il ne sera pas le seul.

Mais, ce n’est pas ce qui perturbera le plus notre héroïne : des bribes d’un accident auquel elle a assisté de loin plus jeune lui reviennent en mémoire, un passé que son inconscient avait enterré, sans que ses proches cherchent à lui rappeler les faits, certainement pour ne pas raviver des moments douloureux. Que s’est-il réellement passé ?

J’aime beaucoup les histoires de secrets de famille, comme vous le savez déjà. Ici, on sent à quel point les non-dits pèsent sur les relations familiales, et comme la mémoire peut modifier certains événements passés.

Un excellent roman qui vous accompagnera avec délice pour ce début d’automne ou qui fera fureur sous vos branches de sapin !

D’autres romans de l’autrice :

Le jardin de l’oubli, Clarisse Sabard

Clarisse Sabard, La plage de la mariée

Les lettres de Rose, Clarisse Sabard

Baby Jane à Broadway, Ahava Soraruff

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En 1988, Andrew Lloyd Webber triomphe à New York avec Le Fantôme de l’Opéra, tandis que Tess, ex-danseuse souffrant d’agoraphobie depuis un incendie meurtrier auquel elle a réchappé deux ans plus tôt, vit recluse dans un quartier de Brooklyn. Lorsque Peter Halsey monte une nouvelle compagnie, à deux pas du Majestic Theater, Tess se dit que c’est un signe du destin et qu’il est temps pour elle de surmonter ses angoisses. Seulement, elle n’avait pas prévu de se reconvertir en danseuse de cabaret burlesque…

Mon avis :

Voici un livre que j’ai dévoré. Ahava nous plonge d’emblée dans un univers qui m’est totalement étranger : le New York des années 80 et le monde du burlesque grâce au personnage de Charlotte, la fille de Tess. Cette dernière s’est toujours montrée froide et distante envers sa fille, arrivant à persuadée cette dernière qu’elle ne l’aimait pas. A l’occasion d’un peu de rangement, Tess se décide enfin à dévoiler à sa fille une partie de son passé, et l’identité de son père.

Dans cet univers plutôt  bien décrit évolue Tess, un personnage principal plutôt original. La jeune femme vit recluse chez elle, à l’exception des quelques sorties qu’elle s’autorise quotidiennement en comptant le nombre de ses pas. En dehors de ces moments ses pieds refusent de s’aventurer en dehors des limites de sa maison. La cause ? Un traumatisme subi quelques années plus tôt, dans une salle de cinéma, qui l’a rendue agoraphobe. Depuis, elle a jeté un voile sur ses espérances et ses ambitions, notamment la danse. Elle vit avec son chat et son mari, mais les relations sont parfois compliquées  (avec son mari, pas avec le chat, vous l’aurez compris). En effet, si ce dernier accepte la souffrance qui accable Tess, il supporte de plus en plus difficilement ses lubies. C’est aussi une femme parfois capricieuse et agaçante, un peu « attachiante » finalement comme on dit parfois.

Mais tout va changer (heureusement vous me direz, sinon il n’y aurait pas de roman). Un jour, alors qu’elle s’aventure en terrain connu, Tess tombe sur une publicité : on recherche des danseuses pour monter une nouvelle compagnie. Elle voit dans la découverte de cette annonce un signe du destin. Et si elle se lançait ? S’il était temps pour elle de renouer avec sa passion, la danse ? C’est très tentant. Mais elle devra, avant même de tenter les auditions, affronter un problème de taille : prendre le métro et se rendre là-bas.

Peter Halsey est le directeur artistique de la compagnie. C’est un homme qui sait ce qu’il veut, plutôt désagréable et agaçant, lui aussi, mais je ne me suis pas attachée à lui. Il a aussi un côté assez sombre et mystérieux. On en découvre les causes au fur et à mesure, mais j’ai eu plus de mal à le comprendre, ce qui n’est pas très grave dans tous les cas.

La première rencontre entre ces deux personnages est détonante. Que vient faire Tess, une juive hassidique qui parle à ses pieds, dans un cabaret burlesque ? L’intérêt de Peter est piqué. Elle rate son audition, il passe son temps à la dévaloriser, mais elle revient, prête à se dépasser.

Le binôme fonctionne plutôt bien. Tess et Peter sont très différents, mais quelque chose les attire l’un vers l’autre. On ne sait pas exactement si c’est de l’amour ou s’il y a autre chose. Tantôt il vacille, tantôt c’est elle qui est perturbée. Leur relation reste indéfinissable et c’est ce qui rend leur histoire aussi intéressante.

Tess est un personnage vraiment étrange. On s’attache vite à cette femme, en apparence fragile, mais qui cache une force incroyable. Si on a parfois envie de la secouer, elle finit par prendre les devants et ira au-delà de ses espérances. C’est aussi un personnage entier, sans filtre.

D’autres personnages secondaires sont aussi très intéressants, je pense notamment à Isabelle avec laquelle l’entente n’a pas toujours été au rendez-vous.

Baby Jane à Broadway est un très bon roman qui s’intéresse avec brio aux relations humaines. Un roman captivant et excellent, d’autant plus qu’il s’agit du premier opus de l’auteure. J’ai hâte de lire le prochain et je lui souhaite beaucoup de succès.

 

[Les petits] Mon premier livre-xylophone

 

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Vous aimez la musique ? Votre petit aussi ? Voici un chouette livre-xylophone paru aux éditions Usborne !

Comment ça fonctionne ? Les explications sont données dès la première page : on prend la baguette dans une main, on frappe sur les différentes lames (une lame = une note) en laissant rebondir la baguette. A gauche, les sons les plus graves, à droite, les plus aigus.

Ensuite, quelques exercices sont donnés pour aider les enfants à s’entrainer, avant de commencer à reproduire la musique de chansons qu’ils connaissent déjà, ou qu’ils découvriront.

 

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Les indications sont données grâce à des pastilles de couleur. Il suffit de suivre les suites de ronds colorés, et d’apprendre à aller de plus en plus vite.

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Au programme :

  • Rame, rame dans ton bateau
  • Le grand vieux duc d’York
  • Frère Jacques
  • Dans la ferme de Mathurin
  • Dansons autour du mûrier
  • Hey Diddle diddle
  • London Bridge is falling down
  • Vive le vent
  • Ah ! Vous dira-je maman

On prend vite plaisir à essayer de reproduire les mêmes sons, les enfants comme les parents !

Seul bémol : les points de couleur rose correspondent à la lame tout à droite, qui est rouge sur mon modèle (je ne sais pas si c’est un défaut ou non).

La fille des templiers, Mireille Calmel

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19 mars 1314. Jacques de Molay, le dernier grand maître de l’Ordre du Temple, est brûlé en place publique.
Il a été condamné par le roi Philippe le Bel qui reproche aux Templiers de dissimuler un fabuleux trésor.
Mais le jour du supplice, une colombe dépose un message entre les mains du souverain.
C’est la malédiction, terrible : le Roi et ses fils paieront pour ce crime !

Huit ans plus tard… 

15 juillet 1322. Une jeune paysanne, Flore Dupin, est pourchassée par les soldats de Charles IV.
Quel secret détient-elle ?
Qu’a-t-elle à voir avec l’ordre du Temple ?
Un homme lui confie :
– Avant de mourir, le roi a prononcé ton nom !

Une confrérie mystérieuse, des femmes de courage, des Rois maudits, avec ce vingtième roman, Mireille Calmel signe un roman d’aventure fascinant.

Mon avis :

Quelle merveille ce livre ! Cela fait des années que je n’avais pas lu de romans de l’auteure (depuis la trilogie d’Aliénor), je ne sais pas pourquoi d’ailleurs, ses romans sont tellement bien écrits et captivants !

Nous sommes plongés dans le 14ème siècle. Flore Dupin, jeune paysanne promise à Gabriel, voit sa vie bouleversée du jour au lendemain. Après avoir éconduit son fiancé, qui attend qu’elle confirme les fiançailles, elle découvre l’assassinat de ses parents, quelques minutes avant qu’elle ne revienne chez elle. Sans comprendre pourquoi, elle est kidnappée à cheval par Armand, le rémouleur local. Il veut l’emmener en Angleterre pour la sauver, l’inquisiteur (responsable de la mort de ses parents) Robert Gui veut la retrouver. Au fur et à mesure elle comprendra qu’elle est liée au destin des Templiers et que la tâche de naissance qu’elle a sur son ventre n’est pas un hasard.

En parallèle nous suivons l’histoire d’une béguine, Jeanne de Dampierre, maitresse du roi Charles IV. Elle a aussi un rôle stratégique et sait charmer le roi, dans tous les sens du terme.

Les secrets, manipulations et trahisons sont légions, pour notre plus grand bonheur. Mireille Calmel fait revivre une période intense de l’histoire, la fin des Templiers, et sait capter notre intérêt, de la première phrase au dernier mot. D’ailleurs, je n’ai qu’une seule hâte : lire le prochain tome qui vient de sortir !

Pour découvrir le trailer du roman et l’interview de l’auteure, rendez-vous sur le site de la maison d’édition, XO !

[Développement personnel] Vise la lune et au-delà ! Marilyse Trécourt.

 

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Estelle a 39 ans et, en apparence, tout pour être heureuse. Pourtant, elle rêve d’une vie plus belle dans laquelle son mari ferait attention à elle, son fils travaillerait à l’école et son chef de service reconnaîtrait sa vraie valeur. Lors d’une insomnie provoquée par les ronflements de son conjoint, Estelle googlise « changer de vie ». Elle tombe sur un article, inspiré par la loi d’attraction, d’après lequel il suffirait de visualiser ce que l’on souhaite et de l’écrire. Sans y croire une seconde, elle formule son vœu : « je souhaite avoir un mari beau, charmeur, attentionné, comme Brad Pitt ». Le lendemain matin, quand Brad se réveille à ses côtés, Estelle découvre qu’elle a souscrit, bien malgré elle, à un programme de réalisation de rêves. Se prenant au jeu, elle émettra un ensemble de souhaits pour transformer sa vie. Mais, alors que tout change autour d’elle selon ses désirs les plus fantasques, Estelle se sent toujours insatisfaite… A quoi tient donc le bonheur ?

Mon avis :

J’apprécie beaucoup Marilyse. C’est une personne positive et dynamique, à l’image de son livre et j’avais très envie de la lire une nouvelle fois.

L’histoire d’Estelle ressemble à un tas d’autres : qui n’a pas rêvé d’une vie meilleure, avec un mari qui serait plus « ceci », moins « cela », un autre travail, parfois complètement une autre vie ? Ce rêve reste souvent pieu, sauf pour l’héroïne de notre livre qui voit tout à coup ses rêves les plus fous se concrétiser. Sera-t-elle plus heureuse ?

Ce roman se lit avec plaisir. L’écriture de Marylise est fluide, l’histoire est prenante et comprend son lot de rebondissements. La réflexion sur le bonheur et les choix en filigrane apporte une touche de profondeur à ce qui semble être au début une simple comédie romantique. A l’instar d’Estelle, nous nous poserons des questions et comprendrons que, souvent, tout est une question d’interprétation…

En résumé : un très chouette roman qui, sous couvert d’une histoire plaisante, propose des conseils judicieux sur la façon de regarder notre vie !

Autre roman de l’auteure : Otage de ma mémoire, Marilyse Trécourt

 

 

Les étoiles filantes ne filaient plus, Hervé Valray

 

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Présentation de l’éditeur :

Tout commence par une rencontre improbable entre Melvil, un séduisant violoniste non-voyant et Hélène, une femme qui ne vit que pour son métier. Une rencontre électrique, qu’un jeu habile de Melvil saura mener à l’amour. Et cela aurait pu s’arrêter à un amour sensuel et intense, mais Melvil est peu à peu rongé par l’envie de voir Hélène, lui aussi. Ce désir fera naître une sorte de machine infernale qui remettra tout en cause…

Ce roman pose les limites de l’attirance humaine, de la force et de la faiblesse des sentiments, de la peur de soi, du manque de confiance dans l’autre. Il explore avec subtilité les mystères du hasard, de la chance, du destin.

Mon avis :

Et un premier roman réussi pour Hervé Valray. Cette histoire est surprenante. Hélène est rapidement attirée par Melvil, cet homme qu’elle rencontre plusieurs fois par hasard (en se promenant, puis plus tard à son travail… ) en peu de temps, qui voit avec les mains et le cœur. Elle essaie de ne plus penser à lui, mais c’est plus fort qu’elle. Il l’intrigue et c’est réciproque.

Les personnages nous sont dévoilés corps et âme, dans toute leur complexité, ce qui les rend attachant. L’écriture poétique est très agréable et le violon m’a accompagné tout au long de ma lecture. Jusqu’à la dernière page, on veut savoir comment l’histoire se terminera entre Hélène et Melvil, même si quelque chose nous souffle qu’elle ne sera pas forcément rose…

Un roman paru aux éditions Carnets Nord !