[Jeunesse] 20, allée de la Danse, La Sylphide et Le Lac des cygnes.

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La série 20 allée de la danse (en partenariat avec l’Opéra de Paris) continue de s’étoffer, pour le plus grand plaisir de ses lecteurs.

L’envol d’une discrète :

20, allée de la danse : L'envol d'une discrète

Cette fois-ci, on retrouve les péripéties de Sofia, la jeune danseuse Italienne.

Loin de l’Italie, son pays natal, Sofia n’a pas tous les jours le moral. Elle est fière d’avoir intégré l’École de Danse de l’Opéra de Paris, institution qui la faisait rêver depuis longtemps, mais le quotidien n’y est pas toujours facile. Elle est timide, très naïve et le français n’est pas sa langue maternelle, ce qui complique les choses en cours, mais aussi avec ses camarades de sixième division… Elle a l’impression d’être en permanence la cinquième roue du carrosse. La petite danseuse finira-t-elle par trouver sa place et prendre confiance en elle ?

Petit rat malgré tout :

Ce nouveau tome nous parle de l’histoire de Bilal.

Bilal a un parcours hors du commun : issu d’un milieu peu tourné vers la culture, rien ne le destinait à la danse. Externe, il vit un peu en marge de ses amis, gardant une certaine part de mystère sous ses dehors bravaches et rigolos. Harcelé par ses anciens copains à l’extérieur, il garde tout pour lui et ne raconte même pas à son meilleur ami Colas que son père méprise son choix. Ses amis pourront-ils l’aider à faire face à l’hostilité des autres ? Réussira-t-il à convaincre son père que la danse est un métier ?

Dans ces deux livres, d’autres thèmes que la danse sont mis en avant (l’amitié, l’intégration, le regard des autres, etc…) ce qui est très bien pour les enfants et évitent toute lassitude.

Enfin, deux livres racontent l’histoire de deux ballets célèbres : Le Lac des Cygnes et La Sylphide (que je ne connaissais pas). Les histoires sont très bien racontées et tiennent en haleine le lecteur.

De quoi ravir les amateurs de danse, et ceux qui aiment lire, tout simplement !

[Jeunesse / ado] Silence radio, Alice Oseman

Silence radio  par Oseman

Je suis Frances, Frances la sérieuse, la solitaire, la discrète. Je passe mon temps à étudier. J’ai un seul objectif : entrer à Cambridge après le bac. Je suis Frances, la vraie Frances. Je suis fascinée par le mystérieux Silence Radio et sa chaîne Youtube Universe City. J’aime rire et j’aime dessiner.

Et puis je rencontre Aled. Avec lui, je peux enfin être moi. Avec lui, je vais enfin avoir le courage de trouver ce qui compte vraiment pour moi.

Mon avis :

Frances ne connaissait pas Aled, pourtant elle était pendant un temps inséparable de sa sœur avec laquelle une amitié s’était doucement tissée, avant que cela passe à l’étape supérieur. Or, depuis, cette dernière est partie sans explications et sans donner de nouvelles.

Les deux adolescents vont faire connaissance par le biais d’une série radiophonique, Silence Radio, créée par Aled. Sans connaitre Frances, il lui demandera de créer des décors pour sa série. Rapidement, ils découvriront qui ils sont et ne se quitteront plus. Les fans de la série seront de plus en plus nombreux et voudront savoir qui se cache derrière les pseudos qu’utilisent les deux ados. Or, Aled est formel : leur identité doit à tout prix rester secrète. Mais pourquoi est-ce si important pour lui ? Quels sont les secrets qu’Aled cherche à cacher ?

Encore un roman que j’ai lu rapidement. J’ai beaucoup aimé suivre l’histoire de Frances et Aled, les voir évoluer pour devenir qui ils sont vraiment. Seulement, ce n’est pas toujours facile, surtout quand ceux qui sont autour de nous exercent une influence négative.

Différentes problématiques sont abordées comme la question de l’identité,  la sexualité, la recherche de soi, la place dans la société ou encore les relations familiales, ce qui rend le texte très riche.

Un roman qui a su me surprendre et m’émouvoir.

[Jeunesse] Faits d’hiver, Cathy Ribeiro

ebook Faits d’hiver - Un roman intergénérationnel de Cathy Ribeiro ...

« Si on avait su, on lui aurait parlé au vieux. On lui aurait dit que pour nous aussi, c’était dur. On était là, on savait pas et on n’a rien pu faire… Pour sûr qu’on s’est ratés. De peu, mais on s’est drôlement ratés… »

Parce que les vieux d’aujourd’hui oublient trop souvent qu’ils ont été jeunes hier… et parce que les jeunes d’aujourd’hui ne réalisent pas qu’ils seront vieux demain…

Et s’il suffisait de quelques mots ? d’un sourire ou d’un geste pour tout changer ?

Mon avis :

En voilà un texte touchant et d’actualité ! Ici, deux voix se mêlent : celle d’Élie à la troisième personne, un vieil homme qui vit seul depuis la mort de sa femme Marcella mais aussi celle d’un jeune homme, qui utilise la première personne, venu voler les buches de bois d’Élie avec son frère, Tony.

Ce n’est pas la première fois que le jeune homme vole le bois du vieillard. Il ne le supporte plus. Cette nuit, il a préparé son arme, il est prêt. Si les autorités ne veulent pas lui rendre justice, il le fera lui-même. Ce soir, il les a entendus arriver. Il ne doit pas agir trop tôt : il faut des preuves. En attendant, il boit. Et il repense à Marcella.

L’autre voix est donc celle du voleur. L’utilisation du « je » nous rend plus proche de cet homme. Alors qu’il prend le bois, on découvre sa vie. Les souffrances qu’il endure depuis quelques temps, ses frères qu’il a voulu éloigner d’un homme trop violent tout comme sa mère qui ne fait que pleurer, le regard des autres. Le bois, il le veut pour sa mère qui a toujours froid.

Selon Élie, « Il n’y a que comme ça qu’on va prendre le problème au sérieux. Qu’on va enfin s’intéresser aux gens. Bien sûr, il y en a qui ne comprendront pas. Pour les uns, il y aura le pauvre homme qui n’en peut plus de supporter l’outrage, et le voleur puni: bien fait pour lui ! Pour d’autres, il y aura le drôle dans le besoin, victime d’un vieil avaricieux revanchard : tant pis pour lui » ! Un texte qui fait écho.

Cette double narration est très intéressante et enrichissante. Les deux voix sont touchantes : l’un s’accroche aux souvenirs de sa femme dont il peine à faire le deuil, l’autre se démène pour essayer d’offrir une vie correcte à sa famille. Deux hommes pleins d’amour, de souffrance aussi. La fin du texte est saisissante : j’ai adoré.

Un texte touchant, plein d’humanité, à découvrir et à faire lire aux jeunes comme aux plus grands !

Stéphie a aussi aimé ce roman.

Retrouvez Faits d’hiver sur le site de la maison d’édition le Muscadier !

D’autres romans de la collection Rester Vivant :

Phobie, Fanny Vandermeersch

Trouver les mots, Gilles Abier

Cathy Ytak, Les mains dans la terre

La peau noire des anges, Yves-Marie Clément

Station sous-paradis, Jean-Luc Luciani

 

[Jeunesse/ ado] Trouver les mots, Gilles Abier

Les parents de Gabriel, 16 ans, attendent que leur fils s’explique sur le coup de fil qu’il a reçu la veille. Hier après-midi, son cousin l’a appelé durant douze minutes et vingt-trois secondes…

Mais que dire quand on n’a pas su soi-même trouver les mots pour éviter le pire ?

Mon avis :

J’adore les romans de Gilles Abier. Il a cette capacité de nous emporter dans son histoire, peu importe le sujet. D’ailleurs les romans de l’auteur ne se lisent pas : ils se dévorent.

Trouver les mots est un coup de cœur. Gabriel, le personnage principal, n’est pas quelqu’un de très expansif. Il ne sait pas toujours quoi dire, trouver les bons mots, ceux qui font réfléchir, peut-être même changer d’avis. Alors quand on lui demande le contenu de sa dernière conversation avec son cousin, Julien, c’est compliqué. Mais on sent la culpabilité qui l’envahit : pourquoi ?

« Trouver les mots. Les mots justes. Ceux qui rassurent, ceux qui réconfortent, ceux qui sauvent. Je ne sais pas. »

Les mots ne viennent pas alors Gabriel nous parle de son cousin. Leur relation qui se distendait un peu, Julien jalousant les relations amoureuses de Gabriel, la passion aussi de Julien pour son ordinateur, son talent même pour les bricoler. De fil en aiguille le portrait de Julien nous est dressé. Ce sont ces phrases, anodines en apparence, qui m’ont le plus marquée :

« Mon cousin va jusqu’au bout.

Toujours.

C’est un acharné.

Il ne vit jamais les choses à moitié. »

A ce moment-là, j’ai compris la fin. Cette fin si bien écrite, prenante, troublante, que je vous invite à découvrir.

Le rythme mime parfaitement les pensées et les angoisses du narrateur.

Un énorme coup de cœur qui devrait faire couler beaucoup d’encre !

Retrouvez Trouver les mots sur le site de la maison d’édition Le Muscadier.

Cathy Ytak, Les mains dans la terre

Jours de soleil, Claire Mazard

Orient extrême, Mireille Disdero

Traits d’union, Cécile Chartre

 

[Jeunesse / ado] Le lien du faucon, Delphine Laurent

Le lien du faucon par Laurent

 

Mélissandre rêve de devenir maître fauconnier. Son stage à la Volerie des Rapaces du château de Kratzberg va lui permettre de concrétiser son vœu le plus cher. Alors qu’elle prend soin de Gemma, une vieille fauconne qui semble habiter les lieux depuis toujours, la jeune fille découvre un journal de dressage rédigé trois siècles auparavant par un fauconnier du nom de Louis. Que cache ce carnet dont de nouvelles pages s’écrivent chaque nuit, comme par enchantement ? Et si, défiant les siècles et unis par la même passion, les destins de Mélissandre et de Louis étaient liés à celui de Gemma ?

Mon avis :

Voici le second roman de Delphine Laurent. Comme j’avais aimé le premier (Nous sommes ceux du refuge), j’avais hâte de découvrir ce nouveau roman, publié aussi aux éditions Oskar.

Mélissandre, Louis, deux époques (21ème siècle et 18ème) un même lieu : le château de Katzberg. Alors que la première vient d’arrêter ses études et souhaite plus que tout devenir fauconnier, le second connait déjà le métier, excelle en sa matière, et rêve de servir le roi de France.

Quand Mélissandre rejoint la fauconnerie, elle sent que son rêve se rapproche. Si le premier jour elle a déjà l’honneur de porter le gant et d’y recevoir un faucon, la suite s’annonce moins intéressante : elle sera essentiellement chargée des basses besognes, notamment celle de nettoyer la cage d’une vieille fauconne.

Rapidement, elle comprendra que la fauconne est bien plus qu’un simple oiseau et qu’une aura magique l’entoure : qui est ce Louis, ce jeune homme dont elle a trouvé le journal et qui lui apparait chaque soir ?

De son côté Louis s’étonne aussi de l’apparition magique de cette fille, plutôt jolie, du futur. Il ne pense plus qu’à elle. Alors quand on lui offrira l’opportunité de rejoindre le roi de France, sera-t-il toujours intéressé ?

L’histoire est bien menée, habilement construite et originale. On a envie de connaitre l’évolution de l’histoire entre Mélissandre et Louis mais aussi le rôle que va avoir un troisième intervenant, Thomas, dont je ne parlerai pas plus ici pour vous laisser la surprise.

J’ai aimé les variations de langage entre les deux personnages principaux (on ne parle pas de la même façon quand des siècles nous séparent), j’ai accepté de me laisser bercer par la magie et, même si des points me semblent trop faciles et peu crédibles (le coup de foudre un peu trop rapide entre les deux personnages, l’aveu qui sort tout à coup de la bouche de Matthias  , etc…) le tout donne une très agréable lecture.

A découvrir !

D’autres romans publiés aux éditions Oskar :

[Jeunesse] Zamir, Josette Wouters

[Jeunesse / YA] Fani, Christophe Léon

[Jeunesse] Je suis boloss, mais je me soigne, Arthur Ténor

[Jeunesse] 20 ans pour devenir Nelson Mandela, Rolande Causse

[Chronique jeunesse] L’enfant mitrailleuse, Fabien Fernandez

 

 

[Jeunesse / YA] Fani, Christophe Léon

Présentation :

Bac en poche, Fani, 17 ans, « monte » à Paris pour poursuive des études supérieures. À la recherche d’un petit boulot pour payer sa colocation, elle rencontre Flore, une vieille dame aisée. Fani sera sa mamy-sitter du samedi. Jusqu’au jour où tout bascule…

Mon avis :

Entre Fani (joli prénom, non ? :p) et Flore, le coup de foudre n’est pas tout de suite au rendez-vous. Il faut dire que Fani n’avait pas prévu d’être appelée par une grand-mère quand elle a déposé, un beau matin, une annonce à la boulangerie de son village pour proposer ses services en tant que baby-sitter.

La première rencontre n’a pas été une franche réussite. La seule envie de Fani était de fuir les lieux, alors que Flore était persuadée d’avoir rencontré la personne idéale. Et, surtout, Fani n’a pas tout de suite compris ce qu’elle faisait là : où étaient les enfants ? Finalement, Flore lui avouera la raison de son appel : elle aimerait que Fani passe les samedis en sa compagnie, en échange d’une rémunération plutôt encourageante : 250 euros par samedi. Si le besoin d’argent pousse Fani à vouloir accepter l’offre, l’idée de se coltiner toute une journée une vieille dame ne la fait pas rêver. Flore parviendra finalement à la convaincre.

Flore est une grand-mère solitaire, qui souffre de l’absence de sa famille.

Fani est une jeune adolescente mal dans sa peau, qui préfère se camoufler que d’être dans la lumière, qui se laisse porter par sa vie.

Ces samedis transformeront les deux femmes, surtout Fani, bien plus qu’elle n’aurait pu l’imaginer. Et pas seulement à cause de Flore. Une rencontre bouleversera la routine qui s’est installée entre les deux femmes : Simon, le fils de Flore.

Au programme : de l’amour, de l’amitié, des rencontres, de la manipulation, le regard de l’autre… J’ai aimé ce livre, lu en deux soirées. L’histoire est intéressante et crédible, les personnages attachants. J’ai aimé l’évolution de ces derniers, j’ai eu peur pour Flore, puis pour Fani. L’histoire a pris au cours de la lecture une direction à laquelle je ne m’attendais pas, et je n’ai pu lâcher le livre avant de savoir comment allaient Fani et Flore. Une belle réussite !

Seul bémol (je chipote) : je me suis emmêlée les pinceaux au début en lisant le nom de « Françoise Duvauchelle », alors qu’avant et après le narrateur ne parle que de « Fani », à quelques exceptions près. Si on comprend qu’elles ne sont qu’une seule et même personne et que Fani est le surnom du personnage, surnom donné par son père, je n’ai pas compris l’intérêt de ne pas appeler tout simplement le personnage « Fani », mais j’ai dû louper un truc.

D’autres romans de Christophe Léon :

[Jeunesse / YA] Des cailloux à ma fenêtre, Jessie Magana

[Jeunesse / JA] Hoax, Christophe Léon

D’autres romans publiés aux éditions Oskar :

[Jeunesse] Ils veulent tuer Henri IV, Isabelle Wlodarczyk

[Jeunesse] Je suis boloss, mais je me soigne, Arthur Ténor

[Jeunesse] 20 ans pour devenir Nelson Mandela, Rolande Causse

[Jeunesse] Nous sommes ceux du refuge, Delphine Laurent

Les larmes de la maîtresse, Véronique Delamarre Bellégo

[Jeunesse / YA] Scarrels, Marcus Malte

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Regency. Une cité où l’on ne vit que la nuit, sous l’œil acéré des faucons anges gardiens. Un groupe d’adolescents animé de rêves irréductibles, donc menacé. Des phrases insolites apparues sur les murs, qu’il faut mémoriser avant qu’elles ne s’effacent… pour entrevoir peut-être la possibilité d’un monde meilleur. Un monde où nul n’aurait en tout cas songé à inventer les scarrels.

Aventure, quête, révolution, amour absolu, rêve… : un texte sans concession, foisonnant et puissant. Il y a un avant et un après Scarrels.

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé ce livre. Dès le début, j’ai été saisie par l’atmosphère étrange de cette cité, dont on découvre les us et coutumes au fil du texte. Là-bas, on dort le jour et on sort la nuit. La progression assez lente mais prenante de ce texte est, sans contexte, un de ses atouts majeur.

Rapidement, on découvre qu’à Regency, la liberté n’existe pas, elle n’y est qu’un leurre. La Cité a été fondé par Dow. Tommy, Luc, Abel , tous sont constamment sous surveillance. Une ambiance angoissante s’en dégage, plus encore quand les premières attaques des « anges »,  ces faucons censés défendre la Cité et la protéger surviennent.

Puis, il y a aussi ces phrases qui apparaissent sur les murs de la Cité, avant de disparaitre. Tommy, l’un des membres de la bande, demande à ses amis de les retenir, elles semblent être le prélude de quelque chose de nouveau : mais quoi ?

Scarrels est une réédition. Il a été publié pour la première fois en 2008 (et je dois avouer que je préfère largement cette nouvelle couverture à l’ancienne !). Les thèmes sont toujours d’actualité : la liberté, le contrôle, la dictature…

A découvrir !