[Les petits] Deux albums aux éditions Evalou !

Aujourd’hui je suis ravie de vous présenter deux chouettes albums, parus en avril aux éditions Evalou, une nouvelle maison d’édition que vous pouvez découvrir ici.

Le lion et le pélican : 

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Présentation de l’éditeur :

Cet album présente un lion qui ne s’assume pas et qui veut par-dessus tout devenir un bon nageur. Le lion imagine alors une solution inédite: échanger ses pattes avec celles du pélican! Hélas, tout ne se passe pas comme prévu… Une histoire drôle qui enseigne aux enfants que l’on doit s’accepter tel que l’on est, même quand on ne gagne pas. On ne peut pas toujours tout réussir ! Le dessin parfaitement maîtrisé de Thorn, couplé à des textes percutants, donne un excellent album qu’on ne se lasse pas de lire et d’écouter.

Mon avis :

C’est mon album préféré des deux, pour lequel j’ai eu un gros coup de cœur. Tout d’abord, à cause de l’histoire : je la trouve très pertinente et importante : combien d’enfants ne s’acceptent pas comme ils sont ? L’histoire va même plus loin en faisant comprendre qu’il faut s’accepter comme on est et que vouloir être un autre ne peut que nous desservir.

Autre point : j’ADORE les illustrations. Elles sont jolies, colorées, oniriques, les émotions sont notamment très bien représentées sur le visage du lion qu’on a parfois envie de câliner.

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Craquant, non ?

 

Le chasseur et le lézard :

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Présentation de l’éditeur :

Mariko est un piètre chasseur car en dépit de ses nombreux trophées, il massacre les animaux à tout-va, sans aucun respect pour la nature. Un jour, Mariko tue un lézard magique qui l’avait pourtant prévenu de l’épargner… Voici une histoire écrite par Ousmane Diarra, grand conteur malien, qui présente avec humour un récit que les enfants adorent : celui du chasseur Mariko et d’un lézard espiègle.

Mon avis :

Je suis moins convaincue par ce deuxième album, ma fille aussi. Je trouve la narration un peu redondante et moins fluide, l’histoire capte moins l’attention, même si la fin est plutôt sympa. Je suis aussi moins adepte du graphisme, je trouve les formes agressives.

Dans les deux cas, les albums sont conseillés aux enfants à partir de cinq ans. Je pense que le premier peut-être lu plus tôt  : le petit bout sera captivé par les images, et l’histoire est bonne à entendre dès le plus jeune âge !
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Les éditions Evalou sont une donc une nouvelle maison d’édition. Le nom vient de l’association des deux prénoms des filles de David, le directeur de la maison d’édition. Je trouve l’idée très bonne et le prénom tout doux ! 

Quelques informations supplémentaires sur eux :

  • David était bibliothécaire avant de tomber dans le côté obscur de l’édition.
  • L’éditrice s’appelle Anne, Céline s’occupe de la fabrication.
  • Deux autres albums viennent de sortir, il serait question d’un cochon dans l’un et d’un lion et d’un hérisson dans l’autre.
  • Ils prévoient la parution de huit livres par an.
  • Et, on garde le meilleur pour la fin, l’équipe raffole des bonbons Haribo 😀 Mais, surtout, ils ont beaucoup d’humour, d’amour, et de gentillesse.

A découvrir !

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[Sainte Beuve] Résultat, et nouvelle sélection ! #2019

Le prix Sainte Beuve des collégiens a été attribué cette année à  #Bleue de Florence Hinckel, un roman que j’ai beaucoup apprécié aussi.

La nouvelle sélection a aussi été dévoilée, la voici en image !

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Une nouvelle fois, elle promet de jolies lectures… Le seul bémol pour moi : beaucoup de livres assez gros, ce qui a tendance a décourager nos élèves qui ne sont pas de grands lecteurs.

Et sinon, vous avez vu ? Là, tout en bas du marque-page, l’avant-dernier titre : Jours de Soleil de Claire Mazard ! J’en suis absolument ravie car c’est une auteure que j’aime beaucoup (chronique ici) tout comme la maison d’édition Le Muscadier (et pas seulement parce qu’ils ont publié mon « Phobie » ), qui incite ses lecteurs à voir le monde tel qu’il est, sans détour, et à faire réfléchir.

Je vous parle bientôt plus en détail de tous les livres sélectionnés !

[Jeunesse] Deux secondes en moins, Marie Colot et Nancy Guilbert

 

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Deux lycéens racontent l’impensable, le drame, la révolte, dans un roman puissant et rempli d’espoir.

Depuis qu’un accident de voiture l’a complètement défiguré, Igor se mure dans le silence. Sa rancune envers son père, responsable de l’accident, est immense, comme sa solitude.

Rhéa sombre dans le chagrin après le suicide de son petit ami. Encore sous le choc, elle ne sait plus à qui ni à quoi se raccrocher dans la ville où elle vient d’emménager.

Pour l’un et l’autre, tout s’est joué à deux secondes. Deux secondes qui auraient pu tout changer…

Et pourtant, Igor et Rhéa reprennent jour après jour goût à la vie en se raccrochant à la musique. Une fantaisie de Schubert et un professeur de piano pas comme les autres vont les réunir et les mener sur un chemin inespéré.

Mon avis :

Généralement, voir le nom de Marie Colot sur une couverture de livre suffit à me donner envie de le lire. Dans ce roman, la quatrième de couverture me plaisait aussi : j’avais l’impression qu’il m’annonçait un roman fort, touchant, que je ne voudrai pas lâcher. C’est exactement ce qu’il s’est passé.

J’ai été très touchée par cette histoire, tellement que j’ai mis longtemps à me lancer dans la rédaction de la chronique, ne sachant quoi écrire.

Igor et Rhéa sont parfaitement bien décrits. On se les imagine de plus en plus précisément au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoire, on s’y attache, on veut les garder près de soi.

Ils ont tous les deux un caractère bien trempé, façonné par leurs histoires différentes mais difficiles. Ils ont des points communs : ils se sentent seuls, à des kilomètres des préoccupations ordinaires des autres adolescents de leur âge, incompris, malheureux. Des questions les assaillent régulièrement : comment continuer à vivre après un traumatisme, qu’il soit physique ou mental ? Et même : comment avoir encore envie de continuer à vivre ? Un autre point commun les unit : le professeur de piano. Un homme qui mettra tout en place pour penser les plaies et redonner confiance à ces deux êtres cabossés trop tôt. Un chemin qui sera long et pas toujours facile, mais salutaire.

Côté écriture, les mots sont bien choisis, sans désespoir larmoyant et suffisamment forts pour nous prendre parfois aux tripes et au cœur. On ressent bien deux personnalités différentes qui se complètent parfaitement. C’est d’ailleurs l’un des points forts de ce livre : l’écriture à quatre mains (une auteur pour un personnage).

Un texte qui plaira aux adolescents, mais aussi aux adultes qui peuvent se sentir concernés. De mon côté, j’ai hâte de découvrir d’autres romans de Nancy Guilbert, que je découvre ici.

Aux éditions Magnard.

Retrouvez les avis de Noukette et Jérôme !

D’autres romans de Marie Colot :

[Jeunesse] Quand les poissons rouges auront des dents, Marie Colot

[Chronique jeunesse] Les baleines préfèrent le chocolat, Marie Colot

[Jeunesse] A l’encre rouge, Marie Colot

[Jeunesse] En toutes lettres, Marie Colot

Souvenirs de ma nouvelle vie, Marie Colot

Dans de beaux draps, Marie Colot

 

[Les petits] Le rêve d’Arthur, Anbleizdu et M.A. Izu

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Arthur est un ours pas tout a fait comme les autres.

Il a un rêve !

Bien qu’il mette tout en œuvre pour le réaliser, il va d’échec en échec.

Après être bombé de haut une nouvelle fois, il se laisse aller à pleurer.

Un jeune garçon, qui passait par là par hasard, l’ entend et vient le consoler.

De cette rencontre va naître une belle amitié et le rêve d’Arthur va enfin prendre son envol !

Mon avis :

Arthur voudrait voler. Or, c’est un ours ! Il passe des mois et des mois à essayer de construire un moyen pour y arriver (en s’aidant notamment des plans de son idole « Léonours de Vinci »), mais rien y fait : l’ours reste les pattes collées au sol. Alors, il pleure. Mais, la rencontre avec un petit garçon, Elliot, petit-fils du gardien du parc, va changer la donne. Un flûte, de la musique, des oiseaux, et c’est parti ! Arthur s’envole, en compagnie d’Elliot.

En voici un bel album ! Une histoire douce et colorée, pleine de d’optimisme ! Elle met en avant des qualités indispensables : la gentillesse, la générosité, l’écoute, l’aide et bien sûr l’amitié ! L’histoire est idéale pour rappeler à l’enfant qu’il doit croire en ses rêves !

Un très bel album publié aux éditions du Dahu !

(Toujours) jeune, (toujours) jolie, maman (mais pas seulement), Stéphanie Pèlerin.

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Présentation :

Ivana file le parfait amour avec Bruno. Enfin presque… Parce que si le célibat, ce n’était pas de la tarte, la vie de couple n’est pas non plus un long fleuve tranquille. Surtout quand on est aussi maman… et belle-maman.

Toujours professeur de français, elle a écrit un roman sur ses frasques de célibataire. Et l’invitation d’un charmant présentateur radio à son émission pourrait être l’étincelle qui met le feu aux poudres…

Mon avis :

Si vous suivez le blog, vous savez que j’avais dévoré le premier roman de Stéphanie Pèlerin, (Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire  c’est donc avec impatience que j’attendais la suite de ce très bon premier roman !

J’ai reçu ce livre mercredi de la semaine dernière, je l’ai commencé mercredi de la semaine dernière et je l’ai fini mercredi… de la semaine dernière ( comment ça il y a des répétitions ?). Bref, une fois ouvert, je ne pouvais plus le lâcher.

Ivana nous séduit une nouvelle fois avec son histoire racontée en toute simplicité. La voici maman de deux enfants, mariée à Bruno qu’on a rencontré dans le précédent tome. Son mari gagne bien sa vie mais en contrepartie, il travaille beaucoup et elle se retrouve souvent seule à devoir s’occuper des enfants, même si elle peut parfois compter sur sa belle-fille. Alors quand les vacances arrivent et que sa mère lui propose de prendre les enfants, elle imagine pouvoir enfin passer du temps tranquillement avec son mari, sans risquer une intrusion lors d’un moment intime… Or, ça ne se passe pas comme prévu. Bruno a du travail, beaucoup de travail… et une patronne qui lui en demande beaucoup. Comment ne pas se poser des questions ?

Ivana est (toujours) attachante, (toujours) drôle, (mais pas seulement). Si elle a grandi et qu’on la sent plus en confiance que dans le premier tome, elle se pose encore des questions qui sont proches des nôtres, ce qui est certainement le point fort de ce roman : Ivana est une héroïne qui nous ressemble, loin des clichés qu’on aurait pu redouter.

En résumé : une histoire prenante, à l’écriture fluide et bien rythmée, qui se dévore, de 15 ans à 115 ans. D’ailleurs si vous cherchez une idée de cadeau pour la fête des mères, c’est tout trouvé 🙂

 

 

[Jeunesse] Philibert Merlin, Gwladys Constant

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Dans la famille de Philibert Merlin, tout le monde a un don… Tous, sauf Philibert ! Ses parents et ses six frères et sœurs sont chacun des génies dans leur domaine : musique, danse, sciences, etc. Normal, ce sont des enchanteurs ! Mais Philibert a beau chercher son talent, faire des expériences, il ne trouve rien… Serait-il un simple petit garçon ? Pas sûr !

Mon avis :

J’ai lu en une soirée ce petit roman plein d’humour, mais je ne sais pas pourquoi il est passé entre les mailles des chroniques.

Philibert ne trouve pas son don, ce qui l’inquiète comme les membres de sa famille. Mais qu’est-ce qu’un don ? Quel type de don pourrait-il avoir ? Pourrait-il en être dépourvu ? L’idée trotte dans la tête du petit garçon et le rend malheureux. Il se sent tellement différent ! Il multipliera les tentatives pour essayer de révéler son don, en vain : il ne créera que des catastrophes.

J’étais très heureuse à l’idée de retrouver l’écriture de Gwladys, découverte dans l’excellent roman (beaucoup plus sombre et destiné aux grands ados) Passionnément, à ma folie.

En résumé : une belle histoire fantastique, pleine d’humour, qui met en avant les relations familiales et la place de l’enfant, mais aussi la différence.

Un roman publié aux éditions le Rouergue, collection Dacodac !

 

La mélancolie du Kangourou, Laure Manel

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Alors qu’il s’apprête à vivre le plus beau moment de sa vie avec la naissance de sa fille, Antoine est confronté au plus horrible des drames : la mort de sa femme durant l’accouchement.

Anéanti par la perte de celle qu’il aimait plus que tout, Antoine a du mal à créer du lien avec son bébé jusqu’à ce qu’il embauche Rose, une pétillante jeune femme à l’irrépressible joie de vivre, pour s’occuper du nourrisson.

Parviendra-t-elle à aider Antoine à se révéler comme père et à se reconstruire ?

Il n’est jamais trop tard pour (ré)apprendre à aimer.

Mon avis :

Voici une jolie histoire que j’ai lue avec beaucoup de plaisir, en seulement deux petites soirées.

La vie et la mort sont parfois cruellement liées. Raphaëlle et Antoine sont heureux. Quand elle accouche de leur enfant, elle perd brutalement la vie. Un choc terrible pour Antoine qui perd l’amour de sa vie à la minute où il devient père, un rôle qu’il ne sait pas, ne peut pas endosser.

Alors, il va embaucher Rose, une jeune étudiante, amoureuse de la danse. Une jeune femme pleine de vie, une vie tellement débordante qu’on se demande ce qui fait qu’elle a besoin de la dévorer ainsi. Très vite, elle s’attache à Lou, malgré la distance qu’elle devrait garder. Mais comment résister à sa petite frimousse ? Comment ne pas lui accorder l’amour dont elle est privée par l’absence de sa mère et l’indifférence de son père ?

De cet étrange trio, ils en ressortiront tous grandis.

Les personnages sont tous attachants et touchants. On a envie nous aussi de dorloter Lou, on souffre avec Antoine même si on veut parfois le bousculer, on suit avec beaucoup d’attentions les hésitations de Rose qui arrive à un tournant de sa vie.

L’histoire est racontée en toute simplicité, sans pathos ni lieux communs éculés. Rien ne se résout par un coup de baguette magique. Il faudra de l’écoute, de la patience, des souffrances, des petites joies : la vie, tout simplement.