Lignes brisées, Harold Cobert

Gabriel, auteur à succès, se rend à Bruxelles pour la promotion de son nouveau roman, Lignes brisées. À cette occasion, il revoit son amour de jeunesse, Salomé, désormais parlementaire européenne. Depuis leur rupture, Gabriel n’a de cesse de vouloir la reconquérir. Sauront-ils combler les années de silence ? L’amour, nourri de souvenirs et de chassés-croisés, a-t-il une chance de renaître ?
Nostalgie de l’adolescence, ironie du destin, Harold Cobert revisite le thème des rendez-vous manqués. L’histoire inachevée de Gabriel et Salomé, éducation sentimentale d’un siècle désabusé, se déploie au fil des pages de ce roman en abyme.

Mon avis :

Gabriel est en tournée de promotion pour son dernier roman. Il part pour une séance de dédicace à Bruxelles, où habite maintenant Salomé. Ils sont tous les deux à la fois impatients et inquiets à l’idée de se retrouver, après toutes ces années. Alors qu’elle pensait pouvoir partir, Salomé doit finir de traiter une affaire. Gabriel pense que ce n’est qu’un mensonge : elle ne veut pas le voir. Ils finissent par se retrouver, après la séance de dédicace.

Si vous me suivez, vous savez que j’aime beaucoup Harold Cobert. J’ai dévoré Dieu surfe au Pays basque, qui reste pour moi un gros coup de cœur, je n’ai pas réussi à refermer Un hiver avec Baudelaire,  et beaucoup aimé aussi Petit éloge du charme. L’Entrevue de Saint-Cloud m’avait par contre moins enthousiasmée.

Ici, le titre me semblait très prometteur, je ne sais pas pourquoi. Et pourtant, je suis  restée en retrait. Je n’ai pas été séduite par la relation entre Salomé et Gabriel (des relations qui s’arrêtent, il y en a tant après tout) j’ai trouvé les retrouvailles un peu … ennuyeuses,  les échanges directement trop agressifs l’un envers l’autre (bien qu’il y ait des raisons). J’ai aussi trouvé la fin banale … « ah tu es divorcée ? Cool moi aussi » et je vous laisse imaginer ce qu’il peut se passer ensuite (oui, oui, là, je caricature). J’ai toutefois aimé le dernier geste avec le livre posé sur le banc … J’ai aussi apprécié l’alternance entre le présent et les pages cornées qui nous décrivent le passé. L’écriture de l’auteur reste aussi toujours très agréable à lire, et c’est bien pour cela que je suis allée jusqu’au bout.

Bref, ce n’est pas un coup de cœur, mais je ne le déconseillerai pas pour autant. C’est un livre qui a trouvé son public, qui continuera à le trouver, je n’en fais juste par partie.

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4 commentaires sur « Lignes brisées, Harold Cobert »

    1. Elle a été danseuse mais a dû arrêter. Je pensais au début que le livre porterait justement plus sur la danse, mais non. On en parle surtout pour la décrire pendant qu’ils étaient ado : quand il l’a vue pour la première fois, elle était belle, en forme, et, après sa première tentative dans une école renommée, elle semblait beaucoup moins en forme et très amaigrie. Puis, elle y est retournée, une fois plus en forme. Elle n’y est pas restée : pourquoi ? Pour lui ? Je ne peux en dire plus !

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